Assemblée générale FIM 2016 : le numérique, un enjeu décisif pour l’industrie

17/06/2016

L’Assemblée générale 2016 de la FIM a été l’occasion d’élire Bruno Grandjean, président du directoire de Redex, nouveau président pour un mandat de 3 ans. Son équipe de vice-présidents est composée de :

  • Jean-Camille Uring, membre du directoire de Fives, élu premier vice-président Trésorier
  • Sylvie Guinard, président directeur général de la société Thimonnier, nommée vice-président
  • Laurent Bataille, président de Poclain, nommé vice-président
  • Pierre Marol, président d’Alstef, nommé vice-président
  • Frédéric Ségault, président de Ségault SAS et Velan SAS, nommé vice-président

 

A cette occasion, Pascal Picq, paléoanthropologue de renom et Louis Gallois, co-président de la Fabrique de l’Industrie, sont intervenus à partir de 11h devant un auditorium rempli. Au cœur de leur discours respectif, le numérique, un enjeu décisif pour l’industrie et la nécessité de s’ouvrir aux changements qui se dessinent au travers de la digitalisation, la startupisation, la robotisation et le big data.

Pascal Picq a introduit cette conférence sur « les nouveaux enjeux anthropologiques entre les hommes, les femmes et les machines ». Il a établi un lien direct entre l’évolution de l’homme à l’époque de la découverte du silex et de nos jours avec l’Usine du Futur. Ainsi, « l’arrivée des robots collaboratifs et cognitifs modifie notre vision du monde ». Par ricochet, nos métiers vont exiger toujours plus de créativité.

Selon Pascal Picq, dans cette nouvelle société où l’innovation tient une place primordiale, il est indispensable de revoir nos modes de fonctionnement en suivant le principe de « l’entreprise darwinienne : diversité, organisation, environnement ». En conclusion, il a insisté sur l’importance de travailler ensemble. « Plus on est collaboratif, plus on innove ».

De gauche à droite : Michel Athimon, Bruno Grandjean, Pascal Picq, Jérôme Frantz, et Geoffroy Roux de Bezieux (vice-président du Medef) et Jean-Luc Joyeau

Louis Gallois a mis en parallèle les propos de Pascal Picq et les enjeux de l’industrie face au numérique. Il a rappelé que « l’enjeu majeur aujourd’hui est la modernisation de l’appareil productif français. Le numérique est décisif car il remet les compteurs à zéro. Il faut que toutes les entreprises se préparent au numérique. ». Dans cette révolution technologique, le sujet des normes et des standards est primordial, notamment avec la cyber-sécurité.

La réussite de l’industrie française passera forcément par le collaboratif : « il faut qu’on travaille ensemble. Il faut développer la coopération entre grands groupes et PME ainsi qu’entre instituts de recherche et PME ». « Il faut créer un écosystème pour prendre en charge et faciliter le travail de ceux qui s’engagent dans la rupture du numérique ».

Louis Gallois

 

Jérôme Frantz a ensuite pris la parole pour remercier les équipes de la FIM et des syndicats. Il a redit sa fierté d’avoir organisé les Assises So Mécanique avec les syndicats et a rappelé le rôle essentiel de la Fédération dans la création de l’Alliance Industrie du Futur.

 

Bruno Grandjean a clôturé l’Assemblée générale en soulignant que c’est grâce à notre intelligence collective que l’industrie française gagnera. « Nous devons construire un Made in France compatible avec l’internationalisation ». Pour le nouveau président de la FIM, « le renouveau de l’industrie est devenu une cause nationale ».

 

Crédit photos : ©Stephane Lariven