Bruno Voland, président directeur général de TRA-C Industrie

18/07/2013

Comment avez-vous créé TRA-C Industrie ?

J’ai débuté dans mon grenier. Lorsque j’ai lancé mon projet, avec François Verdier en 2001, je n’avais que mon ordinateur et ma boîte à outils. La Communauté de communes du Pays de Tarare a cru en nous, a pensé que notre dossier était viable et nous a proposé un terrain dans la zone d’activité de la Croisette aux Olmes (Rhône).

TRA-C Industrie est un groupe expert du travail des métaux spécialisé dans les solutions intégrées pour les entreprises. Aujourd’hui, la société intervient principalement dans quatre domaines d’activités : la conduite de projet, l’industrialisation, le travail des métaux et la formation technique à travers ses filiales Form in Prod et STA (Soudage Technique d’Auvergne). La complémentarité de ses deux filiales permet d’obtenir des synergies intéressantes et d’offrir un service complet alliant compétences du bureau d’études à celles de la fabrication.

 

En quoi cet ancrage territorial est-il important ?

Ici, sur ce territoire, nous avons la chance de disposer d’une main-d’œuvre de qualité. Ce sont des personnes fiables, qui partagent les mêmes valeurs humaines que moi. J’investis sur le long terme, c’est passionnant de se dire que l’on est créateur d’emplois.

Par ailleurs, nous avons pu agrandir notre site par trois fois. Aujourd’hui, il nous faudrait 3 000 m2 supplémentaires. La communauté de communes est parfaitement consciente de cela et étudie les possibilités.

 

Quelle est votre stratégie pour croître ?

Entre 2011 et 2012, nous avons connu une croissance de 35 % en appliquant “la règle des 3 I” : innovation, investissement et international. L’innovation et l’international sont des facteurs déterminants d’amélioration de notre compétitivité. En 2009, nous avons établi un partenariat avec le groupe chinois CFSW (Groupe AVIC), qui exploite le procédé de soudage par friction malaxage « FSW ». Cette technique de soudage à froid permet, d’une part de limiter les défauts liés aux longs cycles de fabrication, d’autre part, de réduire les coûts de main-d’œuvre. Nous avons installé deux machines chez Renault pour souder les « bacs à batteries de la Zoé ». Nous en avons acquis une autre pour mener de la recherche et développement.

Quant à l’investissement, il porte bien sûr sur les équipements mais également sur le recrutement et la formation, notamment par alternance.

 

TRA-C Industrie en bref

• Spécialiste de la conception et de la mise en œuvre de moyens d’assemblage par soudage par friction

• 8,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, dont 20 % à l’export

• Croissance 2012 : + 35 %

• 80 salariés (20 embauches en 2012)