Christophe Meunier, directeur général de SUPii Mécavenir

09/01/2015

Photo C. MeunierL’institut supérieur d’enseignement industriel par apprentissage, SUPii Mécavenir fête ses vingt ans. L’occasion de faire le point avec Christophe Meunier, directeur général du CFA (Centre de formation des apprentis) créé à l’initiative de la Fédération des Industries Mécaniques.

 

Qu’est-ce qui a présidé à la création de SUPii Mécavenir ?

SUPii Mécavenir a été créé par la FIM pour répondre aux besoins en personnel qualifié des entreprises mécaniciennes. Nous concevons les formations en partant des compétences nécessaires pour répondre à ces besoins.

Nous sommes en veille permanente pour rester au plus près des attentes des industriels.

Lorsqu’un métier se tarit, nous arrêtons la formation et nous en proposons d’autres plus adaptées aux besoins du moment.

Nous avons commencé avec deux BTS, aujourd’hui nous proposons 13 diplômes du BTS au titre d’ingénieur. Depuis vingt ans, nous avons formé 5 000 apprentis. 95 % d’entre eux ont trouvé un travail dans les six mois qui suivaient leur diplôme.

 

Pourquoi, dès l’origine, avoir fait le choix de l’apprentissage ?

Au moment de la création de SUPii Mécavenir, l’apprentissage s’est élargi à tous les diplômes, notamment ceux d’ingénieur. Nous avons saisi cette opportunité pour fonder ce CFA (Centre de formation des apprentis) en collaboration avec la Région Île-de-France.

L’apprentissage est un mode de formation qui répond bien aux attentes des industriels.

 

En quoi SUPii Mécavenir se distingue d’autres CFA ?

D’abord, d’emblée nous nous sommes calés sur le schéma européen du LMD (Licence, master, doctorat). Ensuite, toutes nos formations sont assurées pour moitié par l’établissement partenaire qui délivre le diplôme, et pour moitié par nos soins. Habituellement, les CFA recrutent les apprentis et les mettent en relation avec les entreprises. Chez SUPii Mécavenir, les jeunes profitent d’un enseignement d’excellence dispensé par des professionnels issus des entreprises : la garantie que les compétences acquises correspondent bien aux besoins des industriels.

Enfin, nous attachons une grande importance au savoir-être : mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine, d’autant que les jeunes travaillent déjà en entreprise. Par exemple, nous leur donnons des notions en matière de droit du travail ou de management.