Donneurs d’ordre et sous-traitants face au défi de l’international, BA SYSTEMES

19/06/2012

La mécanique à l'international

©BA Systemes

BA Systèmes est devenu un partenaire stratégique du géant américain General Electric. À l’origine, cette PME de 115 salariés basée à Mordelles en Ille-et-Vilaine est spécialisée dans les solutions logistiques par chariot automatisé sans conducteur. « Nous avons décidé de nous diversifier, témoigne Jean-Luc Thomé, le président de l’entreprise. Il s’agissait de valoriser notre savoir-faire en robotique mobile dans d’autres applications que la logistique et créer de l’activité. »

 

BA Systèmes se fait ainsi remarquer par General Electric en implantant un robot polyarticulé sur un chariot automatique. Le groupe lui demande de lui construire un prototype qui associe imagerie médicale et chariot automatique. « Nous avons développé un démonstrateur ensemble et le marketing de General Electric a donné son feu vert », rappelle Jean-Luc Thomé. Labellisé en avril 2010 par trois pôles de compétitivité (Systematic, Images et Réseaux, Médicen), le programme aboutit à un robot d’imagerie médicale pour bloc opératoire. BA Systèmes fabrique la partie robotique mobile que General Electric assemble avec le système d’imagerie dans son usine de Buc (Yvelines). Un produit destiné à être exporté à 80 %.

 

« Nous leur avons apporté une technologie qu’ils ne maîtrisaient pas, ce qui leur a permis d’aller plus vite sur le marché, souligne Jean-Luc Thomé. Je me suis évidemment demandé si nous n’allions pas nous faire absorber, mais nous sommes co-détenteurs du brevet. Ce qui fonde la volonté du donneur d’ordre d’entraîner une société comme la nôtre à l’exportation, c’est son état d’esprit. Culturellement, General Electric cherche à développer les affaires des sous-traitants du pays dans lequel il est installé. Ainsi, il exporte pour 800 millions d’euros de matériels médicaux fabriqués en France. » Pour BA Systèmes, une nouvelle activité se crée. La PME travaille sur les évolutions de la machine afin de passer à la fabrication en série. Le médical va représenter 15 % de son chiffre d’affaires, dont 80 % à l’export.