Enquête OpinionWay

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Dans cette perspective, l’Institut de sondage Opinion Way a réalisé pour la FIM et le Cetim, une enquête inédite sur l’image de l’industrie mécanique auprès des Français et la perception des chefs d’entreprise de leur activité et de ses perspectives.

 

 

Cette enquête (réalisée en deux temps), réalisée auprès d’un échantillon de 1 015 personnes représentatif de l’ensemble de la population française et d’un échantillon de 302 chefs d’entreprises représentatif de l’ensemble des chefs d’entreprise du secteur de la Mécanique, démontre qu’il existe un fort décalage de perception entre ces deux populations : les industries mécaniques vues de l’extérieur n’ont pas grand-chose à voir avec la réalité telle que la vivent ses dirigeants.

 

Un secteur qui souffre d’une absence de notoriété mais qui jouit d’une bonne image

 

Le grand public connaît mal le secteur et peine à en définir les contours et les métiers : seules 2% des personnes interrogées citent spontanément la mécanique parmi les secteurs industriels et 1 français sur 3 avoue ne jamais en avoir entendu parler dont une majorité de jeunes. Les 18-34 ans sont très nombreux à ne pas connaître du tout l’industrie mécanique.

 

Ceux qui considèrent connaitre très bien le secteur et qui se déclarent bien informés sont avant tout des hommes et plus encore des hommes seniors. En dépit de cette faible notoriété spontanée, l’industrie mécanique jouit d’une bonne image : perçue positivement par 87% des Français, la mécanique est notamment appréciée pour sa culture de l’innovation (16%), ses débouchés en termes d’emploi (13%) et la qualité de ses produits (12%).

 

Ses métiers, eux aussi, sont très positivement  reconnus : 95% des Français les jugent utiles, 86% en constante évolution, 84 % des métiers d’avenir et innovant et 79% créateurs d’emplois.

 

En revanche, il est intéressant de noter que ce sont des considérations liées à l’industrie dans son ensemble qui sont évoquées par ceux qui perçoivent négativement le secteur : 16% estiment ainsi que le secteur délocalise ou licencie, 11% considèrent notre pays comme peu compétitif par rapport à l’Allemagne. Et 7% pensent le secteur en difficulté, à cause de la crise.

 

Des perceptions en total décalage avec celles des chefs d’entreprise de la Mécanique.

 

Des chefs d’entreprise optimistes, qui créent de la croissance et des emplois

 

Les chefs d’entreprise considèrent à 77% que leur activité 2011 a été stable ou en croissance.

 

Ils sont 56% à se déclarer optimistes quant à l’évolution de leur activité en 2012. Et, logiquement, ils sont 59% à déclarer vouloir recruter de nouveaux salariés dans les trois prochaines années. Rien à voir donc avec l’image projetée par le secteur !

 

Près de 7 sur 10 estiment que leur entreprise contribue au développement économique de sa région d’implantation.

 

Si près de 40 % pensent que leur activité va se développer à l’international, le marché Français néanmoins reste le premier facteur de développement des entreprises de la mécanique cité par les chefs d’entreprise.

 

Enfin, notons que les pôles de compétitivité sont perçus comme des outils les plus efficaces pour favoriser l’innovation au sein du secteur de l’industrie mécanique et à plus petite échelle pour leur entreprise.

 

Pourquoi un tel décalage entre le grand public et les professionnels ?

 

Il s’agit tout d’abord d’une question d’image : 19% des Français, dans le grand public, considèrent que le secteur communique insuffisamment, qu’il ne sait pas se rendre attractif.

 

Côté chefs d’entreprise, c’est la mise en valeur de leur secteur au sein du système éducatif qui est considérée comme insuffisante, et handicapante pour leur image. 81% considèrent ainsi que les industries mécaniques ne sont pas assez valorisées au sein du système éducatif. Un comble, pour une industrie qui embauche à tous les niveaux de qualification ! Et qui éprouve souvent du mal à recruter.

 

Au final, cette étude montre que l’un des secteurs les plus porteurs de l’économie française se trouve ainsi être également l’un des moins bien identifiés par le grand public. D’où l’importance pour l’industrie mécanique de se faire mieux connaître : porteuse à la fois en termes d‘innovation, d’image de la France à l’étranger et d’emploi, même en période de crise, le secteur fait partie des points forts de notre économie. Forte d’une image a priori favorable auprès des Français, elle doit désormais préciser et étayer de manière concrète cette réputation flatteuse, mais encore trop floue.

 

D’autant qu’au final, 78% des Français recommanderaient à leur entourage, s’ils étaient en situation de recherche d’emploi, de s’orienter vers les métiers de la mécanique.

 

– volet grand public : étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 015 personnes représentatif de l’ensemble de la population française. L’échantillon a été interrogé en ligne sur système CAWI (Computer Assistance for Web Interview) du 9 au 11 mai 2012.

 

- volet chefs d’entreprise : étude réalisée par téléphone auprès d’un échantillon de 302 chefs d’entreprises représentatif de l’ensemble des chefs d’entreprise du secteur de la Mécanique, du 10 mai au 22 mai 2012.

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