Graindorge : quand la robotisation fait bon ménage avec l’emploi

27/06/2014

Photo GraindorgeGraindorge vient d’investir 1,5 million d’euros pour robotiser la pose de pièces sur les outillages. Une seconde vague de robotisation est en cours pour un montant d’un million d’euros, soit un total de 2,5 millions d’euros pour moderniser son usine de Sens dans l’Yonne.

Graindorge est spécialisée dans le traitement de surface de pièces en plastique par électrolyse. La parfumerie et la cosmétique représentent 80 % de son chiffre d’affaires, dont 70 % part indirectement à l’exportation.

La robotisation poursuit trois objectifs : augmenter la productivité, gagner en qualité et en fiabilité, et combattre les TMS (Troubles musculosquelettiques). Pour Serge Brigot, le Président de Graindorge, « il faut arrêter d’opposer robotisation et emploi. Dans l’ancienne usine, nous étions 60 salariés et toutes les opérations étaient manuelles. Dans la nouvelle, ouverte en 2000, la chaîne de traitement par électrolyse est entièrement automatisée et nous sommes 100 employés. D’ailleurs, les pays où le taux d’industrialisation est le plus élevé sont ceux où la part de la robotisation est la plus importante ».

Pour autant, la robotisation se prépare sur le plan économique bien sûr, mais également sur le plan social. Avant de passer commande de ses robots, Serge Brigot en a débattu avec les représentants du personnel. Ainsi, l’investissement est compris et accepté.

 

 

Graindorge en bref

Traitement de surface de pièces plastiques par électrolyse

11 à 14 millions d’euros

100 salariés