La fabrication additive révolutionne la chirurgie orthopédique

06/12/2013

L’impression 3D (ou fabrication additive) pourrait révolutionner la chirurgie d’implantation de prothèses orthopédiques. C’est ce que sont en train de démontrer deux PME de Saint-Étienne : Aston Medical et Finortho.

Jusqu’à présent, pour implanter une prothèse, le chirurgien vient mettre à la forme des implants, les deux os qui les reçoivent (par exemple l’omoplate et l’humérus  pour  l’épaule).  À l’aide d’instruments, il prépare le positionnement de la prothèse, mais sans savoir quelle sera sa taille exacte. Il doit donc avoir une gamme de prothèses possibles d’une dizaine de tailles, afin d’être sûr de disposer de la bonne.

La solution d’Aston Medical repose sur une chaîne numérique. Le chirurgien commence par faire réaliser un scanner ou une  IRM de la partie osseuse à opérer. Les données sont envoyées sur un serveur d’Aston Medical par une liaison sécurisée. L’entreprise reconstruit les images fournies en modèle 3D envoyé au chirurgien. Ce dernier peut alors choisir l’implant ad hoc et le positionner virtuellement de façon optimale. Les éléments renvoyés à Aston Medical permettent de concevoir des gabarits sur-mesure. Les fichiers ainsi définis sont expédiés chez Finortho qui réalise quatre pièces sur-mesure sur sa machine de fabrication additive.

Résultat : un travail simplifié pour le chirurgien et une durée d’intervention plus courte. « À terme, le but est de ne mettre  à disposition du chirurgien que la bonne prothèse », explique Christophe Alépée, président d’Aston Medical. L’entreprise travaille sur d’autres projets autour de la fabrication additive, notamment le projet Fadiperf mené par le Cetim autour de fabrication de dispositifs médicaux.

 

Aston Medical en bref

Fabricant d’implants orthopédiques

65 salariés

11 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Finortho en bref

Finition d’implants orthopédiques

24 salariés

1,4 million d’euros de chiffre