Marc Becker, PDG de Schaeffler France

06/06/2013

Pourquoi le groupe Schaeffler s’est-il implanté en Alsace ?

Schaeffler s’est implanté en Alsace en 1959, suite à l’autodétermination de la Sarre à être rattachée à la République Fédérale d’Allemagne. La problématique douanière, les habitudes d’achat et le besoin de ressources a fait que l’entreprise s’est implantée à Haguenau. Les premières applications furent dans les vélomoteurs pour livrer très vite Citroën.

 

Quelle est votre stratégie à l’export ?

Le groupe Schaeffler est global. Notre stratégie est de satisfaire les besoins locaux par des fournitures locales. Nous sommes présents dans 50 pays avec 180 sites de production.

L’international, ça fait partie de notre histoire. Notre groupe représente l’une des plus grandes entreprises familiales en Europe. Nous exportons surtout dans les pays d’Europe avec la Russie plus récemment, en Asie principalement la Chine, L’Amérique du Nord.

Schaeffler France (SF) exporte plus de la moitié de sa production. Nous nous sommes spécialisés sur des applications pointues, comme les guidages linéaires ou des systèmes de mécanique de précision intégrant roulements, vis à billes… Avec cette expertise, nous satisfaisons les besoins européens.

 

Quels sont les facteurs qui favorisent la compétitivité de votre entreprise ?

Selon le Conseil économique, social et environnemental, les facteurs de compétitivité sont le coût des biens utilisés dans la fabrication, le coût du travail et du capital, le taux de change, la qualité des produits, l’accompagnement des clients, la recherche et l’innovation, l’organisation du travail, l’investissement en formation continue des salariés pour accompagner l’évolution des métiers, la force de vente, le réseau commercial à l’étranger, la capacité à trouver des financements et les politiques publiques.

Chez Schaeffler, nous remplissons de nombreuses conditions de cette liste, notamment dans le domaine de la recherche & développement ainsi que de l’accompagnement client. Le coût du travail est notre point faible. En zone « high cost », il nous faut de la « high tech ».